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Quand prendre un ris ?
La meilleure règle tient en une phrase : « quand tu te demandes s'il faut réduire, c'est qu'il fallait déjà le faire ». Voici des repères concrets.
Des repères de voilure (croiseur)
Ces valeurs sont indicatives — elles dépendent du bateau, de l'allure et de l'équipage — mais donnent un bon point de départ pour un croiseur de série au près/travers :
| Vent réel | Voilure |
|---|---|
| jusqu'à ~12 nœuds | grand-voile pleine + génois |
| ~12–18 nœuds | 1 ris envisagé, génois légèrement roulé |
| ~18–23 nœuds | 1 ris + génois réduit |
| ~23–28 nœuds | 2 ris |
| > ~28 nœuds | 3 ris / voile de petit temps lourd |
Au portant, on peut tolérer un peu plus de toile ; mais c'est aussi là qu'on sous-estime le vent réel (il « semble » plus faible).
Les signes de surtoile
- Gîte excessive, le bateau « couche » et ne va pas plus vite.
- Barre dure, ardente, qui tire à la lof.
- Difficulté à tenir le cap dans les risées.
- Équipage crispé, manœuvres pénibles.
Anticiper avec la météo : regardez les rafales prévues, pas seulement le vent moyen. Si l'appli annonce 18 nœuds moyens avec rafales à 26, réglez votre voilure pour les rafales.
Exemple
Sortie l'après-midi, brise thermique qui monte : 10 nœuds à 14 h, 16 nœuds à 15 h, rafales à 22 prévues à 16 h. On prend le 1er ris vers 15 h, tranquillement, plutôt que dans la première grosse risée.
La règle d'or
On réduit tôt et au calme, on renvoie de la toile quand on est sûr. Réduire est toujours plus facile avant que ça ne forcisse.